Cinq mensonges féministes démystifiés

« La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme… Comme le travail, la sexualité et son expression moulent, dirigent et organisent la société en deux classes : les femmes et les hommes. Cette division représente le fondement même de toutes les relations sociales. »

Catharine MacKinnon, Toward a feminist theory of the state

McKinnon

Catharine McKinnon, l’une des fondatrices du « féminisme radical ».

Il y a quelques années, je me suis lancé dans un voyage inattendu, à destination d’une contrée étrange : le pays du féminisme. C’était en 2014, lorsqu’un jour, interrogé par ma grand-mère sur le gagnant de l’Eurovision, je me trouvai incapable d’expliquer l’identité de ce dernier : Conchita Wurst, un homme barbu qui se maquille et s’habille en femme.

Avec le recul, je réalise que ce périple fut un processus douloureux, sans doute parce qu’il faisait vibrer en moi une corde profonde. Les informations que je découvrais clashaient avec mon instinct protecteur, profondément ancré chez les hommes. Les femmes sont aimantes et douces, les hommes protègent et subviennent aux besoins de leur famille.

Alors quand un homme voit des femmes victimisées (telle que les dépeignent le discours féministe), cela active son instinct inné et son devoir social de protection. En outre, l’instinct et les valeurs culturelles profondément ancrées en lui ont tendance à prendre le pas sur son intellect.

Tout cela explique peut-être en partie pourquoi la victimisation des femmes est au cœur même de l’idéologie féministe. Et aussi pourquoi tant d’hommes épousent aveuglément le discours féministe.

La victimisation d’une population pour faire avancer certains desseins politiques n’est pas une nouveauté, et en cela le féminisme n’a rien inventé. Bien avant l’avènement des féministes, la Révolution française fut en son temps justifiée par la victimisation du tiers état, la Révolution russe par la victimisation du prolétariat, et la révolution nazie par la victimisation des « Aryens ». Mais l’Histoire montre que les révolutionnaires – français, russes ou allemands – n’avaient que faire de ces prétendues victimes. Invariablement, après la « révolution », la population victimisée se retrouvait dans une situation encore pire qu’avant la révolution.

Les prétendues victimes ne sont qu’un prétexte servant à pointer du doigt les oppresseurs (la noblesse, le clergé, les juifs), à les détruire et à s’emparer de leurs droits et de leurs avantages (mais pas de leurs devoirs), et c’est précisément ce à quoi nous assistons aujourd’hui avec le mouvement féministe.

Chaque jour, on nous bombarde d’articles sur la discrimination positive, sur les droits des femmes, l’émancipation des femmes, les initiatives de femmes, les organisations de femmes, les événements de femmes, les foyers pour femmes, les marches des femmes, les « safe spaces » pour femmes… toutes ces revendications politiques sont fondées sur une seule et même chose : la victimisation des femmes, qui est largement prise pour argent comptant. Mais la victimisation mise en avant par les féministes existe-t-elle réellement ?

1/ Les femmes sont victimes de violences conjugales

Le discours : la croyance selon laquelle les violences conjugales seraient un phénomène endémique affectant un grand nombre de ménages étatsuniens est largement répandue :

La moitié des femmes aux États-Unis sont victimes de violences.

Langley & Levy 1977, Wife Beating: the Silent Crisis

D’après ce discours largement accepté, cette épidémie de violence conjugale est en grande partie due aux hommes :

« Les femmes étaient de 7 à 14 fois plus susceptibles de rapporter que leur compagnon les avait été battues, menacées avec une arme, tenté de les étrangler ou de les noyer. »

Arias et al, .2002

La réalité : avant toute chose, les violences conjugales affectent une minorité de couples. Selon la méthode et les échantillons utilisés, entre 85 et 99% des couples étasuniens ne sont pas touchés par les violences conjugales, sous quelque forme que ce soit.

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Affiche publiée par Domestic violence awareness, d’après les statistiques compilées par Strauss (1977)

En outre, les hommes sont loin d’être les seuls auteurs de violences conjugales, bien au contraire. Au sein du couple, la violence unilatérale (c’est-à-dire non réciproque) est plus souvent commise par des femmes que par des hommes :

« 70% des auteurs de violences conjugales à sens unique sont des femmes. »

Whittaker et al., 2007 CDC national survey

Ce taux supérieur de violences conjugales commises par des femmes inclut également les agressions ultraviolentes :

  • 10% des couples mariés et 13% des couples vivant sous le même toit rapportent des faits de violence extrême commise par la femme alors que le conjoint était non-violent (phénomène des hommes battus).
  • Le schéma inverse (femmes battues) était de 6%-7%.

Ainsi, il y avait deux fois plus de cas d’hommes battus que de cas de femmes battues.

Stets and Strauss, 1989/1992

Voici la conclusion de l’étude la plus exhaustive jamais conduite sur les violences conjugales (une méta-analyse portant sur un échantillon de 64 000 sujets) :

« Les femmes sont légèrement plus enclines que les hommes à recourir à la violence intime ».

Archer, 2000

Fait intéressant, la prévalence des violences conjugales commises par des femmes est plus prononcée chez les jeunes générations, comme le montre une étude conduite auprès d’étudiants (19 pays, 9549 sujets).

« En moyenne, les violences commises par les femmes au sein du couple étaient supérieures de 21% aux violences commises par les hommes. »

Douglas and Strauss, 2006

Tandis que le mythe selon lequel les violences conjugales seraient avant tout perpétrées par des hommes est toujours largement accepté, les féministes elles-mêmes reconnaissent que les violences conjugales sont en majorité le fait des femmes.

« Les violences au sein du couple sont autant ou davantage le fait des femmes que des hommes. »

Betty Friedan, It Changed My Life: Writings on the Women’s Movement

Les statistiques concernant les violences commises au sein des couples lesbiens – qui de fait excluent toute influence masculine – viennent confirmer que les violences conjugales sont davantage commises par des femmes. Les couples lesbiens affichent le plus fort taux de violence : un taux de 50% supérieur à celui observé au sein des couples hétérosexuels.

« La prévalence vie-entière des viols, violences physiques ou faits de harcèlement par un partenaire sexuel, pour la première fois axée sur la victimisation en fonction de l’orientation sexuelle. Dans cette étude, la prévalence de victimisation était de 43,8% pour les lesbiennes. »

CDC 2010 National Intimate Partner and Sexual Violence Survey

Conclusion : la violence conjugale n’est pas aussi endémique qu’on nous le présente. Plus de 95% des couples rapportent l’absence de toute violence intime. (Laroche 2005). Pour la minorité de couples concernés par les violences, les auteurs sont plus fréquemment des femmes que des hommes. Cette tendance est en train d’empirer, et nous observons un taux supérieur de violence féminine chez les jeunes générations.

Un facteur expliquant pourquoi les hommes ont moins recours à la violence que les femmes est probablement le tabou entourant le problème des violences masculines.

« Seuls 2% des hommes nord-américains sont d’accord avec l’affirmation : « il est acceptable de frapper sa femme pour la recadrer. »

Simon et al., 2001

Inversement, les violences féminines commises sur des hommes ne semble pas être un sujet tabou. Un tel comportement est d’ailleurs perçu favorablement par la plupart des témoins de telles violences, qui y voient un signe d’émancipation ou d’auto-défense inoffensive. Regardez cette expérience sociale intéressante, où des femmes frappent des hommes (dans un parc). Remarquez les réactions de soutien des témoins :

Maintenant, comparez avec la situation inverse où, dans un parc londonien, un couple (des acteurs) commence à se quereller violemment, et l’homme se met à agresser physiquement sa petite amie. Face à cette situation, les passants, hommes et femmes, réagissent immédiatement :

2/ Les femmes sont victimes de viols

Le discours : à en croire le concert de voix féministes repris en chœur par les médias mainstream, le monde occidental serait confronté à une épidémie de viols découlant d’une « culture du viol » profondément enracinée. En gros, tous les hommes sont des violeurs, en puissance ou dans les faits.

« Les hommes, dans leur ensemble, sont programmés pour le viol. Tous les hommes sont capables de violer. »

Greg Laden

Les « chiffres » fournis pour étayer cette « épidémie de viols » sont troublants.

Une Américaine aurait 26% de « chance » de se faire violer dans sa vie. La situation sur les campus est encore pire : 1 femme sur 5 serait susceptible de se faire agresser sexuellement à l’université. Par exemple, le taux de viol à Berkeley est estimé à 3000 cas par an. (Gilbert 2005). Ainsi, pour 20 000 étudiantes sur une période moyenne de 4 ans, le taux global de viol est de plus de 50%. »

La réalité : prenons le cas de Berkeley. Sur les 3000 viols estimés chaque année, seules 40 à 80 victimes se rendent dans un centre d’assistance psychologique pour victimes de viols, et seules deux étudiantes font une déposition à la police. (Nous parlons de déposition, et non de condamnation).

Lorsque Koss a interrogé directement les victimes dans le cadre de son étude :

– 73% de celles ayant eu des rapports sexuels non désirés n’estimaient pas avoir été violées
– 42% d’entre elles avaient eu, par la suite, des relations sexuelles avec leur « violeur »

Dutton, 2008

Cal State Fullerton Undie Run: Spring Edition 2016

Undie Run de l’Université d’État de Californie à Fullerton, édition printanière 2016

Si le taux de viol sur les campus atteignait vraiment les 50%, pensez-vous que les étudiantes participeraient à des « undie runs », comme on peut le voir sur la photo à droite ?

L’épidémie de viol – très exagérée – à Berkeley n’est pas un cas isolé. Le rapport sur la Violent Victimization of College Students, basé sur de véritables rapports de police (et non de simples allégations), donne un autre son de cloche que celui de Berkeley.

« Entre 1995 et 2002, le département de la Justice des États-Unis a fait état de six viols ou agressions sexuelles sur mille par an. Cela signifie un taux annuel de viol de 2,5%. »

DOJ – report about Violent Victimization of College Students

En outre, ces mêmes statistiques du département de la Justice montrent que le taux général de viols baisse drastiquement : depuis 1995, le taux de viols ou d’agressions sexuelles commis sur des femmes a chuté d’environ 60%.

Fait intéressant, les analyses sur le viol se concentrent toujours exclusivement sur les viols commis sur des femmes, comme si les hommes ne se faisaient jamais violer. En fait, avant 2013, le phénomène de viol commis sur des hommes n’avait pas d’existence juridique. Avant, la définition du viol selon le FBI excluait explicitement les hommes des statistiques :

[le viol est] le fait de connaître une femme charnellement par la force et contre son gré. »

UCR – FBI

Lorsque la nouvelle définition a été adoptée et que les hommes ont été pris en compte dans le recensement des victimes potentielles de viols ou d’agressions sexuelles, les chiffres fournis par le CDC (US Center for Disease Control, Centre pour le contrôle et la prévention des maladies) ont fait émerger un tableau bien plus équilibré :

« Les taux de contacts sexuels non consentis se sont essentiellement égalisés, avec 1,270 millons de femmes et 1,267 milions d’hommes affirmant être victimes de violences sexuelles. »

CDC

La nouvelle définition inclut des cas où les hommes ont été forcés de « pénétrer » leur partenaire. En raison de facteurs culturels, on suppose généralement que s’il y a érection, c’est que l’homme est forcément « partant ». Après tout, les hommes sont sexuellement insatiables, non ?

Alors imaginez une seconde qu’on applique la même logique aux femmes, sachant qu’un certain nombre de femmes ressentent des signes d’excitation sexuelle pendant un viol :

« J’ai aidé d’innombrables jeunes femmes ayant été confrontées à ce problème… Très peu d’études ont été menées sur l’orgasme pendant un viol, mais pour l’heure, les recherches indiquent des taux allant de 10 à 50%. »


Popular Science

McKormik

Julie McCormik, surveillante d’une maison de correction, a été reconnue coupable d’agressions physiques et sexuelles sur 12 délinquants juvéniles.

Dans les deux cas, les signes d’excitation sexuelle ne prouvent pas qu’il y a consentement. Lorsqu’un homme n’est pas excité sexuellement, il y a bien des manières d’induire artificiellement cette excitation.

Ce point est illustré par le cas suivant qui s’est produit en Afrique du Sud : trois femmes ont kidnappé un homme, l’ont séquestré pendant trois jour et l’ont violé en réunion, en le forçant à prendre du Viagra et des boissons énergétiques. C’était le 5e incident de ce genre – enlèvement et viol collectif d’un homme par un trio de femmes – en Afrique du Sud en l’espace de quelques années.

L’étude du CDC montrant que la violence sexuelle est équitablement distribuée entre les hommes et les femmes ne présente pas un tableau exhaustif, parce que les données en milieu carcéral ne sont pas incluses dans le rapport.

Comparé au reste de la société, les prisons présentent des taux très élevés de violences sexuelles, avec une prévalence variant entre 9 et 23%, en fonction des sources.

Tandis que la croyance populaire dépeint le viol en prison comme un crime d’homme commis sur des hommes, les quelques enquêtes menées sur les agressions sexuelles en milieu carcéral révèlent des résultats inattendus :

« Les résultats de ces enquêtes sont en contradiction avec les croyances générales. Les femmes sont davantage susceptibles d’être agressées par des co-détenues, et les hommes par des gardiens, dont beaucoup sont des femmes.

Par exemple, sur la totalité des jeunes ayant rapporté des faits d’inconduite sexuelle de la part du personnel, 89% d’entre eux étaient des jeunes hommes rapportant avoir été sexuellement abusés par un membre du personnel féminin. Au total, les détenus rapportaient le chiffre hallucinant de 900 000 cas d’abus sexuels. »

Stemple and Mayer, 2014

Le nombre total d’agressions sexuelles perpétrées dans les prisons étasuniennes vient du département de la Justice et dépasse de loin celui des agressions sexuelles hors milieu carcéral :

« Davantage d’hommes que de femmes sont violés aux États-Unis, selon des chiffres qui incluent les abus sexuels en prison. En 2008, les estimations faisaient état de 216 000 agressions sexuelles commises sur des détenus, d’après les chiffres du département de la Justice. Ceci comparé aux 90 479 cas de viols hors milieu carcéral. »


3/ Les femmes gagnent moins que les hommes

Le discours : les féministes et les médias mainstream répètent depuis des lustres que les femmes gagnent moins que les hommes. Même Barack Obama, dans son discours sur l’état de l’Union en 2016, a répété le mantra féministe selon lequel « pour chaque dollar gagné par les hommes, les femmes gagnent 77 cents. » Tout naturellement, on présente cela comme la preuve flagrante d’une discrimination sexiste systémique envers les femmes.

La réalité : d’abord, on fera remarquer que dans les années 1970, les femmes étaient censées gagner 65% du salaire des hommes. Aujourd’hui, ce chiffre est de 80%. Alors quelle que soit la cause de cet écart de salaire, il s’est réduit depuis les années 70.

Le chiffre de 77% avancé par Obama représente simplement la différence de revenus annuels médians des travailleurs et travailleuses à plein temps. Comparaison inepte, qui ne tient pas compte des différences en termes de profession, de position, d’éducation, de fonction ou de nombre d’heures hebdomadaires.

Lorsqu’on inclut ces facteurs pertinents, l’écart de salaire se réduit à peau de chagrin. Dans certains pays, comme le Royaume-Unis, l’écart de salaire est même inversé.

« En ce qui concerne les taux horaires, un récent sondage britannique a révélé que l’écart de salaire était inversé de 20 à 40 ans. Les chiffres compilés par la Press Association montrent qu’entre 22 et 29 ans, une femme gagnera typiquement 1,111 £ de plus par an que ses homologues masculins. Cette inversion se poursuit pour les travailleurs entre 30 et 39 ans, les femmes gagnant 0,2% de plus que les hommes. »

The Guardian

Ces chiffres ne prennent en compte que le taux horaire et omettent le fait que les hommes et les femmes ne travaillent pas de la même manière.

Ci-dessous, voici une liste de facteurs qui favorisent généralement les hommes et permettent d’expliquer pourquoi ils gagnent davantage. On voit que si les hommes ont tendance à gagner plus, ce n’est pas parce qu’ils sont privilégés, mais parce que leur productivité est différente. Cette liste a été compilée à partir de l’excellent ouvrage de Warren Farrel bookWhy Men Earn More: The Startling Truth Behind the Pay Gap – and What Women Can Do About It :

  • Les hommes sont plus attirés par les professions qui payent mieux dans le domaine technologique et des sciences dures (par ex : ingénieur pétrolier)
  • Les hommes choisissent des professions plus risquées, qui payent plus, et qui comportent des risques plus grands pour leur sécurité : risques de blessures et d’accidents mortels sur le lieu de travail (par ex, technicien pétrolier, couvreur et bûcheron).
  • Les hommes sont plus disposés à travailler en extérieur, dans des environnements de travail inconfortables et physiquement éprouvants(construction, technicien pétrolier, pêcheur, bûcheron).
  • Les hommes sont plus disposés que les femmes à choisir des emplois exigeants et intenses, où il n’est pas possible de pointer à la fin de la journée (avocat d’affaire, cadre de la Maison Blanche).
  • Les hommes choisissent des professions mieux payées mais moins gratifiantes personnellement (comptable fiscaliste).
  • Les hommes choisissent des professions comportant de plus grands risques financiers et émotionnels (spécialiste du capital risque).
  • Les hommes acceptent davantage que les femmes des horaires de travail décalés.
  • Les hommes choisissent souvent des sous-branches auxiliaires qui paient mieux (par ex, chirurgie et anesthésiologie)
  • Les hommes acceptent plus souvent de travailler dans des environnements sales ou déplaisants, avec peu de contacts humains (par ex, gardien de prison, aciériste, chauffeur routier).
  • En moyenne, les hommes font plus d’heures hebdomadaires et annuelles que les femmes.
  • Les hommes s’investissent plus fréquemment que les femmes dans la formation professionnelle, pour des bénéfices financiers supérieurs (par ex, diplôme de maîtrise en informatique VS maîtrise dans l’éducation).
  • Les hommes ont souvent une plus longue expérience continue dans leur profession actuelle.
  • Les arrêts de travail sont moins fréquents chez les hommes que chez les femmes (visites chez le médecin, congés maladie, congés pour enfant malade, etc).
  • Les hommes acceptent plus que les femmes les longs trajets domicile – travail.
  • Les hommes acceptent plus souvent les mutations professionnelles, en particulier dans des régions ou des villes peu attractifs.
  • En moyenne, les hommes sont plus disposés que les femmes à faire de longs déplacements professionnels.
  • Les hommes sont plus disposés que les femmes à risquer des revenus variables, par exemple être payé à la commission VS un salaire fixe.
  • Les hommes sont plus productifs, par ex. un professeur d’université publiera davantage d’articles de recherche académiques que ses collègues féminins.

Le graphique ci-dessous illustre le premier point de cette liste et montre que les hommes choisissent majoritairement des carrières lucratives, tandis que les femmes choisissent en majorité des professions qui paient moins :

wage gap gender

Professions les mieux rémunérées et les moins bien rémunérées par genre et salaire moyen.

Au final, même les féministes ont dû désavouer des années de propagande et ont fini par admettre que l’écart de salaire hommes/femmes était principalement dû aux choix des femmes elles-mêmes :

L’American Association of University Women (AAUW) a fini par admettre que « l’écart de rémunération entre les sexes » était principalement dû aux choix des femmes, et non à une quelconque discrimination sexuelle. »

Leadership Institute

Toutefois, ce rétropédalage est juste pour la forme, puisque le mythe de l’écart salarial est toujours largement propagé dans les médias mainstream, les milieux universitaires et les écoles.

4/ Les hommes maltraitent les enfants

Le discours : les hommes sont violents par nature. Ils battent leurs femmes et leurs enfants. Kahneman et Tversky (1982) qualifient ces affirmations d’heuristique de jugement, où les auteurs de violence ont les attributs de la masculinité, et à eux seuls posent un risque à l’enfant.

La réalité : en fait, deux études majeures portant sur les violences commises sur les enfants tirent les mêmes conclusions : les mères sont plus susceptibles que les pères de commettre des violence sur leurs enfants.

Les enfants ont trois fois plus de risques d’être exposés à des violences commises par les mères au sein du foyer :

  • 4,3% sont exposés à des violences extrêmes commises par le partenaire masculin sur sa compagne
  • 11,4% sont exposés à des violences extrêmes commises par la femme sur son compagnon

McDonald et al., 2006

Un sondage réalisé en 2001 par Health Canada révèle que les mères commettent plus fréquemment que les pères 4 types de violence sur 5 :

Les mères biologiques (comparé aux pères biologiques) sont plus susceptibles d’être les auteurs attestés de :

  • violences physiques (47% contre 42%),
  • négligence (86% contre 33%),
  • maltraitance émotionnelle (61% contre 55%),
  • catégories multiples (66% contre 36%).

Le père biologique est plus susceptible de commettre des abus sexuels (15% contre 5%).

Dutton, 2008

Un sondage américain sur la maltraitance infantile (2004) conduit auprès de plus de 700 000 individus a révélé un écart de genre encore plus grand que celui révélé par le sondage canadien : les mères étaient plus de deux fois plus susceptibles que les pères de maltraiter leurs enfants.

children maltreatment

Maltraitance infantile selon le statut parental.

La maltraitance infantile commise par les mères est supérieure en termes de prévalence mais aussi de degré. Selon ce sondage de 2004 conduit aux États-Unis, parmi tous les cas de décès infantiles dus à des maltraitances en 2003, 30,5% étaient causés par la mère et 18,2% par le père.

Le fait que les mères ont tendance à passer plus de temps que les pères avec leurs enfants est bien sûr un facteur possible, mais ces données invalident le mythe selon lequel les hommes seraient majoritairement cruels envers les enfants.

5/ Accusatrice = victime

andrea dworkin

Andrea Dworkin, l’autre fondatrice du féminisme radical.

Le discours : quand il s’agit de questions aussi personnelles et sensibles que les abus sexuels, les femmes n’ont aucune raison de mentir. En fait, il faut beaucoup de courage pour surmonter sa honte et partager des souvenirs aussi douloureux.

La réalité : les femmes mentent autant que les hommes. Cette réalité est exacerbée lorsque le système judiciaire protège excessivement l’accusateur, dépouille l’accusé de ses droits les plus élémentaires, et inverse les accusations lorsque la charge de la preuve revient à l’accusé, et non à l’accusateur. Le concept de présomption d’innocence qui prévalait depuis des siècles a été inversé. Dans une déformation horriblement totalitaire, nombre d’hommes sont aujourd’hui présumés coupables et doivent apporter la preuve de leur innocence.

Aujourd’hui, les femmes sont encouragées par les travailleurs sociaux et les avocats à porter plainte contre leurs conjoints et leurs maris, pour raisons financières (récupérer la maison, obtenir une pension) et, ce faisant, bénéficient d’un anonymat total (tandis que le nom de l’accusé est largement diffusé) ; en outre, elles sont protégées contre les poursuites pour fausses accusations, les tribunaux d’instance ont des critères moins rigoureux en matière de preuves, etc.

Bien que les études sur la question politiquement sensible des fausses accusations de viol soient rares, il en existe quelques-unes :

Le sociologue Eugene J. Kanin, de l’Université Purdue, a découvert que « 41% de la totalité des affaires de viols ayant fait l’objet d’une décision de justice avaient été officiellement reconnues comme fallacieuses » sur une période de 9 ans, « c’est-à-dire sur l’aveu de la plaignante qu’aucun viol n’avait eu lieu et que, par conséquent, l’accusation était mensongère.

Une étude de suivi conduite dans une université a fait apparaître que 50% des accusations étaient fausses, à nouveau sur la seule rétractation de la plaignante.

Les accusations non rétractées augmentent certainement le pourcentage de fausses accusations. Kanin conclut que « ces fausses allégations semblent servir trois fonctions principales pour les plaignantes : fournir un alibi, obtenir vengeance, susciter la sympathie et attirer l’attention. »

Stephen Baskerville, The New Politics of Sex

Voici deux examples de fausses accusations flagrantes bien documentées. D’abord, une pom-pom girl appelle la police et affirme que son petit ami l’a frappée et a tenté de l’étrangler. La police s’apprête à arrêter l’homme, lorsque ce dernier lui fournit une vidéo montrant que c’est tout l’inverse qui s’est produit :

Dans le second cas, la petite amie d’un jeune avocat menace de l’accuser faussement de violence conjugale afin de l’expulser de la maison :

Qu’en est-il des cas où des hommes n’ont pas rassemblé de preuves de fausses accusations, et ont fini en prison uniquement sur la base de ces dernières ?

Un facteur critique lorsqu’on ment aux autorités est de savoir si elles croiront ou non au mensonge. L’étude suivante évalue les biais des autorités concernant les affaires de violence conjugale, selon que l’auteur est un homme ou une femme :

  • Lorsqu’une femme appelle la police pour signaler des violences domestiques, l’homme est contraint de quitter le domicile dans 41,4% des cas. Lorsqu’un homme appelle la police, la femme est contrainte de quitter le domicile dans 0% des cas.
  • Lorqu’une femme apppelle la police, l’homme est menacé d’arrestation immédiate dans 28,2% des cas. Lorsqu’un homme appelle la police, la femme est menacée d’arrestation dans 0% des cas.
  • Lorsqu’une femme appelle la police, l’homme est menacé d’arrestation ultérieure dans 10,7% des cas. Lorsqu’un homme appelle la police, la femme l’est dans 0% des cas.
  • Lorsqu’une femme appelle la police, l’homme est arrêté dans 15,2% des cas. Lorsque c’est un homme, la femme est arrêtée dans 0% des casDans 12,1% des cas, lorsque l’homme appelle la police, c’est lui-même qui est arrêté.

1985 US National Family Violence Survey, conduit par Murray A. Straus et Richard J. Gelles

Ces sondages montrent que les hommes sont peu susceptibles de signaler les violences (viol, violence conjugale, maltraitance infantile) commises par leur compagne parce que, au mieux, on ne les croira pas et, au pire, ce sont eux qui se retrouveront derrière les barreaux. Fait intéressant, c’est précisément ce que prétendent subir les femmes lorsqu’elles signalent un viol.

Inversement, les femmes sont encouragées à porter plainte parce que leurs allégations (qu’elles soient vraies ou fausses) seront plus probablement crues, et même si elles sont mensongères, les plaignantes ne risquent aucune retombée judiciaire.

En résultat, les statistiques ci-dessus sont probablement biaisées par la sous-représentation des signalements masculins, et la surreprésentation des signalements féminins. Tenir compte de ce biais de signalement augmenterait la prévalence des violences domestiques, des maltraitances infantiles et des viols commis par des femmes.

Un exemple illustre parfaitement les effets décidément machiavéliques des mensonges féministes : le placement des enfants en foyer. Ces établissements sont, en théorie, destinés à protéger les enfants des mauvais traitements subis à la maison.

La prévalence des fausses accusations concernant la maltraitance infantile dans le cadre de batailles juridiques pour la garde des enfants est étonnamment élevée : 55%. Donc la majorité des cas sont au mieux déformés, au pire montés de toutes pièces.

Mais les fausses allégations de maltraitance infantile peuvent entraîner le placement, bien réel celui-là, d’un enfant en foyer, un enfant qui jusque-là vivait une vie paisible, sans négligence ni violences. En foyer, l’enfant connaîtra très probablement une vie bien moins paisible :

« [Il y a] 10 fois plus de violences physiques et 28 fois plus d’abus sexuels commis sur les enfants placés en foyer qu’au sein de la population générale. »

Stephen Baskerville, The New Politics of Sex:

Il est pour le moins ironique (et vraiment tragique) que le résultat des exagérations féministes concernant la maltraitance infantile au sein de l’unité familiale facilite le retrait des enfants de leurs foyers où ils vivaient en sécurité, pour les placer dans des familles d’accueil ou des centres où les risques d’abus seront bien plus élevés. 

Conclusion

Le viol, la violence conjugale et la maltraitance infantile sont limités à une petite frange de la population et, dans l’ensemble, les chiffres révèlent une tendance générale à la baisse. En outre, il est manifeste que l’écart de genre est grossièrement déformé. Les hommes et les femmes gagnent de l’argent, commettent des viols, battent et maltraitent leur enfants dans des proportions comparables.

Voilà un point crucial qui devrait prévenir toute généralisation fondée sur le genre. Les chiffres montrent qu’un petit pourcentage d’adultes ont un comportement violent. Les indicateurs les plus importants de tels comportements n’ont pas grand chose à voir avec le genre, mais sont fortement corrélés aux facteurs tels que les troubles de la personnalité, les états émotionnels négatifs, les traumatismes de l’enfance, etc.

Malgré cette égalité des sexes en termes de violences et de salaires, la récente tendance à la hausse des violences commises par les femmes mérite d’être soulignée.

 Je veux voir un homme tabassé avec un talon aiguille enfoncé dans le gosier, comme un porc avec une pomme dans la bouche. 
– Citation d’Andrea Dworkin, leader féministe et mlitante pro-inceste et pro-pédophile.

On pourrait se demander si ce n’est pas là le résultat des mensonges féministes infectant certains esprits ? Depuis des décennies, les féministes dépeignent les femmes comme des victimes : abusées, violées et discriminées par les hommes. Cela pourrait avoir provoqué chez de nombreuses femmes une vague de ressentiment, une impression que tout leur est dû et un sentiment de haine, ce qui, en retour, a mené à une augmentation des viols commis sur les hommes, de la maltraitance infantile et de la violence conjugale.

Vous décèlerez peut-être la nature très kafkaïenne du mouvement féministe. Les féministes délirent sur un monde dominé par la culture du viol et les hommes violents ; pourtant, elles sont en train de créer l’opposé : un monde où les femmes embrassent de plus en plus le crime et la violence contre les hommes, ceux-là mêmes qu’on a faussement rendus responsables de ces crimes en premier lieu.

Il y aura toujours des individus pathologiques et des idéologies destructrices. On ne peut pas changer ça. Ce qu’on peut changer, c’est la façon dont on perçoit et aborde ce problème. Ce sont ces mêmes individus pathologiques qui créent les mouvements révolutionnaires en pointant du doigt une population de boucs émissaires (la noblesse, la bourgeoisie, les juifs).

C’est purement et simplement une diversion qui canalise la colère légitime des gens vers le mauvais coupable – le bouc émissaire – , en lieu et place des élites pathologiques qui tirent les ficelles.

Les féministes disent aux femmes que tous leurs problèmes viennent des hommes. Cette technique du bouc émissaire peut être très efficace, car elle offre un mensonge confortable qui est ensuite projeté sur l’autre et, ce faisant, exonère les femmes de toute responsabilité.

C’est le cœur même du crédo féministe/postmoderne, où l’enfer, c’est les autres ; la source de toute souffrance, c’est les autres ; la domination, c’est les autres. Je pense que le message à retenir est tout l’inverse : cessons de projeter sur l’autre nos propres faiblesse, nos propres peurs et notre propre honte ; arrêtons de vouloir changer l’autre avec notre vision arbitraire, despotique et dystopienne du bien.

Concentrons-nous sur la seule chose que nous sommes à même de changer – nous-mêmes – et au lieu d’alimenter notre suffisance – exprimée par l’apitoiement sur soi, la victimisation, la mégalomanie ou la culpabilité – prenons la responsabilité de nos vies et de nos sociétés, et voyons le monde non comme nous aimerions qu’il soit mais tel qu’il est. Et voyons-nous tels que nous sommes. Ce n’est qu’en se comprenant pleinement et en comprenant les autres que nous pourrons espérer prendre les bonnes décisions qui aboutiront à un monde meilleur pour tous.

 

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