Le missile a été lancé d’un site proche de Pyongyang et a survolé le Japon avant de s’abîmer dans le Pacifique après avoir parcouru 3 700 kilomètres.

SOURCE AFP

Vladimir Poutine et Emmanuel Macron luttent contre l’escalade de la violence dans la péninsule coréenne. Les deux présidents appellent à des « négociations directes » avec la Corée du Nord pour faire baisser les tensions après le dernier tir de missile, a annoncé vendredi 15 septembre le Kremlin.

Lors d’un entretien téléphonique, les deux chefs d’État « se sont montrés unis concernant le caractère inadmissible d’une poursuite de l’escalade », explique le Kremlin dans un communiqué, ajoutant qu’ils se sont accordés sur « la nécessité de résoudre cette situation extrêmement compliquée exclusivement par des moyens politiques et diplomatiques, par la reprise de négociations directes ».

« Une nouvelle provocation scandaleuse »

Ce tir d’un missile à portée intermédiaire, qui a survolé le Japon puis s’est abîmé dans le Pacifique après avoir parcouru 3 700 kilomètres, « est une nouvelle provocation scandaleuse. La sécurité des voisins immédiats de la Corée du Nord, de la région élargie et de la communauté internationale dans son ensemble est menacée », a jugé Federica Mogherini, la chef de la diplomatie de l’UE, dans un communiqué.

La Haute Représentante de l’Union a fait part de la « solidarité » de l’UE avec le Japon et la Corée du Sud. Elle a réclamé que Pyongyang « cesse ses provocations imprudentes et abandonne ses programmes d’armes nucléaires de destruction massive et de missiles balistiques », interdits par plusieurs résolutions de l’ONU.

Renoncer au programme balistique

Le missile a été lancé d’un site proche de Pyongyang, moins d’une semaine après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une huitième série de sanctions pour tenter de convaincre le pays reclus de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire. La nouvelle résolution sanctionnait le sixième essai nucléaire nord-coréen de début septembre, de loin le plus puissant et qui concernait, selon Pyongyang, une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile.

Dès ce vendredi, l’UE a mis à jour sa « liste noire » en y ajoutant une personnalité et trois entités sanctionnées par l’ONU lundi, à savoir « le département de la propagande et de l’agitation, la commission militaire centrale du Parti des travailleurs de Corée et le département de l’organisation et de l’orientation », a-t-elle précisé dans un communiqué.

Liste noire de l’UE

L’UE travaille par ailleurs à des sanctions autonomes additionnelles contre la Corée du Nord, pays contre lequel le régime de sanctions de l’UE est de loin le plus sévère, a-t-elle souligné. « Notre travail va s’accélérer encore davantage en raison de ce dernier tir », a ajouté Federica Mogherini, tout en saluant la « retenue » montrée par la communauté internationale malgré l’accroissement des tensions. Au total, la « liste noire » de l’UE compte aujourd’hui 104 personnalités et 59 entités dont les avoirs dans l’Union sont gelés et qui sont interdites de visas pour l’UE.

Le Conseil de l’UE, qui représente ses 28 États membres, a promis vendredi qu’il ferait « le nécessaire pour transposer rapidement les autres sanctions » onusiennes adoptées en début de semaine contre la Corée du Nord, qui limitent les importations de pétrole et interdisent toute exportation de textile.

 

Source: Le Point

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