Dans son règlement 854/2004, l’Union européenne affirme que la viande d’une bête infectée «doit être déclarée impropre à la consommation humaine». (Illustration) AFP

Le Canard enchaîné affirme que 3 000 tonnes de viande issues de vaches infectées par la tuberculose seraient chaque année vendues en France.

Chaque année, plus de 8 000 vaches diagnostiquées positives à la tuberculose bovine finissent en barquettes dans les rayons des supermarchés. L’affirmation vient du Canard enchaîné, dans son édition de ce mercredi. L’hebdomadaire détaille cette «curieuse et discrète» pratique qui aurait l’aval des autorités sanitaires, dont la seule exigence est de retirer de la carcasse les organes les plus infectés par la maladie.

Pourtant, la consommation de viande contaminée par la tuberculose ne serait pas totalement dénuée de risques. On compte chaque année une cinquantaine de cas de transmission de la maladie à l’homme, «notamment chez les agriculteurs, les vétérinaires et des amateurs de lait cru en contact avec le bétail».

Si le Canard rappelle que désormais, dans les zones à risques, les bovins sont systématiquement dépistés, les consommateurs avaleraient pourtant chaque année plus de 3 000 tonnes de viande issue de bêtes tuberculeuses. «Viande à laquelle s’ajoute du bœuf britannique. Nos voisins d’Outre-Manche ayant pris l’habitude d’écouler en France une partie de leurs carcasses contaminées», pointe encore le Canard.

En barquettes premier choix

Mais que dit la loi ? Le règlement 854/2004 de l’Union européenneexplique que la viande d’un animal infecté «doit être déclarée impropre à la consommation humaine». Mais il y a une exception : «Lorsqu’une lésion tuberculeuse a été retrouvée dans les ganglions lymphatiques d’un seul organe ou partie de la carcasse, seuls l’organe ou la partie de carcasse infectée doivent être déclarées impropres à la consommation.» Résultat, de la viande diagnostiquée positive à la tuberculose se retrouve en toute légalité dans vos supermarchés, et ce, «en barquettes premier choix», indique Le Canard affirmant que la grande distribution profiterait de l’effet d’aubaine créé par l’indemnisation des éleveurs dont des bêtes ont été contaminées.

La tuberculose est une maladie infectieuse bactérienne due au Bacille de Koch. Dans sa forme la plus fréquente, elle attaque les poumons de la victime avant de se transmettre dans les ganglions et peut être mortelle. Des traitements existent contre la maladie et le vaccin BCG, qui n’est plus obligatoire depuis 2007, protège normalement de la maladie.

 

Source: Le Parisien

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