Je dois vous faire un aveu chers lecteurs, Jacques Attali a toujours été une énigme pour moi. Car comme moi, ceux qui connaissent une partie de son oeuvre écrite et orale ne peuvent qu’être fascinés par ce personnage.

Tantôt honnête, tantôt cynique, tantôt exalté lorsqu’il parle de judaïsme, il n’a de cesse de m’impressionner tant il est capable de dire tout haut et face caméra des choses que certains n’oseraient qu’à peine penser.

Dans la vidéo qui suit, vous retrouverez donc notre Jacques Attali national qui, même sur un sujet aussi inquiétant que les puces RFID, arrive à nous dire des choses hallucinantes avec un calme proche de la neurasthénie. Cette émission s’intitule « Conversation d’Avenir »

 

De quoi est-il question ici ? Tout d’abord, pointons notre loupe virtuelle sur la puce RFID. Kézaco ?

La puce RFID est une puce qui permet de stocker et de diffuser des informations. Celle-ci, avec la miniaturisation, peut désormais être intégré à n’importe quel objet ou être vivant. Ainsi, aux USA, plusieurs projets de loi, comme celle de la sécurité sociale aux plus démunis, prévoit à terme la mise en place obligatoire de puce sur les individus souhaitant bénéficier de soins*. On en trouve également dans les cartes de fidélité, les objets de luxe, et plus généralement avec les produits de consommation courante comme la viande**.

Et Jacques, dans tout ça ?

Jacques Attali, au cours d’une émission diffusée en 2008 sur Public Sénat, va donc nous expliquer quels sont le but et la portée de cette technologie très innovante et très prometteuse.

En clair, après huit minutes de tunnels interminables où il nous explique que cela va permettre d’importantes économies pour les entreprises, de certifier des produits, de tracer des aliments, bref après avoir fait le tour des qualités de la chose, il en arrive, poussé par une journaliste un temps soit peu agaçante, à dire tout ce que nous risquons à accepter cette technologie dans notre quotidien. Et malheureusement le moins qu’on puisse dire, c’est que le bonhomme est visionnaire, comme bien souvent…

A 08’30, il lance : « on peut imaginer que chaque individu accepte, volontairement ou sans le savoir, une puce en lui, qui contiendrait tout un tas d’information sur lui qui permettrait à la fois de payer tout, de tout savoir… Mais donc d’être libéré d’un certain nombre de contraintes ». Je le redis tellement cela semble sur-réaliste : chaque individu acceptera, volontairement ou sans le savoir, une puce en lui. Si vous ne frissonnez pas en entendant cela, alors c’est que vous êtes tout-à-fait près (au sens de « conditionné ») à être pucé, vous-même et vos descendants !

Puis, la journaliste, pour évoquer les protections possibles contre les très probables dérives à l’utilisation de puces RFID, ne trouve rien de mieux que cette question : « est-ce qu’on peut imaginer des puces pour se protéger des puces, c’est-à-dire se créer des gardes-fous contre ce maillage très dense de toutes ces informations nous concernant »… Magnifique !

Et le pire, c’est qu’une fois lancé, il ne s’arrête plus le bougre… Il propose de pucer les immigrés histoire que l’on sache précisément où ils se trouvent (faudrait pas non plus les perdre ceux là !), pucer les prostituées (peut être en vue d’une application I-Phone « trouver ta p@#e » ?), pucer les bébés, pucer les séniles (oui, oui, il veut pucer les vieux, au cas où ils ne sauraient plus où ils se trouveraient), bref, il veut pucer tout le monde. Le principal argument étant toujours la sécurité, on a droit à un ramassis d’arguments jouant sur les peurs.

L’objectif avoué que nous décrit ici M. Attali, conseiller apprécié de nos élites, n’est rien de moins que le contrôle total et absolu sur le bétail humain. En effet, aujourd’hui ce sont les chiens et les vaches qui sont « pucés », mais demain?

Car oui, demain, pour être membre de la société occidentale, pour avoir accès à des soins donc, avoir des droits, un emploi, payer ses factures, il faudra peut-être accepter une laisse virtuelle accrochée à notre cou. Une laisse indécrochable car synonyme de vie.

Ce projet d’avenir n’est peut-être pas si lointain qu’il y paraît, car aujourd’hui certains employés d’entreprises à travers le monde ou certains citoyens (notamment aux Etats-Unis) sont déjà contraints d’accepter cette identification perpétuelle, ce traçage permanent.

Une des phrases les plus significatives est peut-être celle-ci : « Le vrai luxe de demain, ce sera d’être isolable, de pouvoir s’isoler, et la vrai liberté, ce ne sera pas d’être relié aux autres, mais d’avoir le droit de ne pas être branché ».

Outre l’analogie facile avec le film des frères Wachowski***, il est simple de comprendre où il veut en venir. Il nous dit ici que l’élite pourra elle, ne pas être les objets, les victimes, de cette technologie malsaine et ô combien dangereuse pour nos libertés individuelles. Ainsi l’argent permettra, seul, de se défaire du carcan de la vie connectée.

Source: cercledesvolontaires

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