Devant la montée de la xénophobie, du nationalisme, des extrémismes, le philosophe Michaël Fœssel est allé enquêter dans le passé. Entretien exclusif.


Vous êtes philosophe, spécialisé de philosophie politique, engagé à gauche et voilà que vous publiez «Récidive», un livre d’histoire consacré à l’année 1938. Faites-vous partie de ceux qui, face à la montée de la xénophobie et des régimes autoritaires, estiment que nous sommes en train de revivre les années 1930?

Michaël Fœssel. Il ne s’agit pas tant d’un livre d’histoire que d’une enquête personnelle dans le passé. Je n’ai jamais cru à l’idée d’une répétition car le présent est toujours singulier, rien ne se répète jamais à l’identique. La question est plutôt de savoir ce qui a rendu possible les années 1930. Ont-elles été un accident dans l’histoire contemporaine? Ou, au contraire, ont-elles profondément à voir avec la modernité, en tout cas avec ses pathologies?

Je suis parti de cette intuition et c’est un peu par hasard que, en cherchant dans les archives de presse, je suis tombé sur l’année 1938. Grâce à Gallica et RetroNews, les deux sites de la Bibliothèque nationale de France (BnF), j’ai eu accès à un nombre considérable de journaux et périodiques de cette époque. Ce fut un peu comme une rencontre, je me suis installé imaginairement dans l’année 1938, j’y ai passé six mois en y découvrant nombre d’échos par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui.

Pour lire la suite: bibliobs.nouvelobs

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