Les manuscrits de la mer morte et le mystérieux rouleau de cuivre

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Les manuscrits de la mer morte ont été découverts dans des grottes sur les berges de la mer morte. La première cache a été trouvée en 1947 dans de grandes jarres et plusieurs autres les années suivantes.

 

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Il s’agissait pour la plupart de papyrus et de parchemins avec des variantes des Evangiles et d’autres textes sacrés anciens écrits en hébreux, en araméen et en grec. Pour les érudits de la Bible, ce trésor jette une lumière nouvelle sur les débuts de l’époque chrétienne et offre de nouvelles interprétations du christianisme. La quantité de manuscrits retrouvée dans ces grottes est importante, environ 87 000 fragments constituant 940 rouleaux différents.

 

Cependant, pour les chercheurs de trésors le plus intéressant des manuscrit était celui  retrouvé (par le pére Roland de Vaux, l’un des principaux auteurs de fouilles à Qumran) en 1952. ces derniers se trouvaient au fond d’une grotte sur une colline distante d’environ 2 km de Qumran. Deux feuilles de cuivres enroulées, les moitiés d’un même rouleau, étaient placées dans un pot recouvert d’argile.

Scan0017Morceau du rouleau de cuivre. Il est formé à 99% de cuivre pur, extraordinairement difficile et couteux à produire à cette époque ancienne. Celui qui l’a fabriqué voulait vraiment qu’il résiste au passage du temps.

 

Le rouleau était gravé au poinçon. Sur les parties visibles , les archéologues avaient déchiffré les mots « or » et « argent ». Ils étaient bien différents des autres rouleaux c’est pourquoi leur découvreur crut d’abord qu’ils n’en faisait pas partie. Il fallut les traduire et de nombreux experts sont sollicités, la coordination de la  est confiée à une organisation catholique l’école biblique française. Elle sera dirigée par le Doyen le père Rolland de Vaux. Il fait appelle a de nombreux expert, puisque ces écrits sont si endommagés qu’il fallu quatre années  pour concevoir un moyen de les dérouler. C’est l’enseignant à l’institut des Science de l’Ingénieur, H. Wright Baker qui eut l’idée de se servir d’une minuscule scie circulaire, pour découper ce dernier. Cette intervention , lui a permit d’obtenir 23 bandes concaves. Mais pourquoi c’est textes anciens ont été écrit sur du cuivre. A savoir que la « technologie » de  la fabrication d’un telle cuivre n’était pas rependu à cette époque. Comment ont ils étaient capable de le réaliser ? En revanche sa fabrication semble perfectionnée mais les inscriptions sont primitives. Sa graphie est très maladroite et prouve qu’il ne peut être l’œuvre d’un scribe professionnel.

 

La langue dans laquelle a été rédigé le rouleau de cuivre s’est avérée être une curieuse forme d’hébreux mélangé à un peu de grec. Même l’écriture semblait bizarre, ce qui a conduit à la suggestion qu’il s’agissait d’une transcription par un illettré, retraçant lettres d’après un papyrus ou un parchemin original, comme si l’auteur ne voulait pas que celui-ci connaisse ces secrets. Quelques spécialistes dont John Allegro affirment qu’il s’agissait d’une carte au trésor. En effet le rouleau comporte une liste de 64 entrées 63 caches avec des indications pour trouver les endroits, et une copie de l’inventaire, avec d’autre indications et une explication. Le trésor est principalement formé de quantités d’argent et d’or, exprimées en unité de mesure de poids ancienne, le « talent », ainsi que des vases et des ornements en or et en argent, des manuscrits, des onguents et des encens précieux. Mais combien pèse un talent ? la réponse dépends de la date. Comme la datation du rouleau est incertaine, les quantités le sont aussi. On estime généralement le poids total ainsi énuméré à 26.5 tonnes d’or et 66 tonnes d’argent. Mais Les richesses représentées équivalaient au quart de tout l’or qui existait a cette époque et à la totalité de l’argent ces données semblaient invraisemblables. Allegro avance une explication et affirme  que le le ‘talent » utilisé pour les mesures de la bible correspondaient à 1\16 d’un talent de la bible. Le résultat donna donc un résultat bien plus raisonnable.

Au premier coup d’œil, les indications pour trouver l’emplacement de cette richesse incroyable semblent très simple. La colonne VI du Rouleau a été traduite ainsi :

 » Quarante-deux talents d’argents se trouvent sous un rouleau dans une urne. Pour trouver l’urne, creuse trois coudées dans l’ouverture nord de la grotte du pilier qui a deux entrées et fait face à l’Est. Vingt et un talent d’argent seront trouvés en creusant neuf coudées à côté de l’entrée de la grotte orientée vers l’est à la base de la grande pierre. vingt-sept talents d’argent seront trouvés en creusant onze coudées dans le coin Ouest du mausolée de la reine ».

Cependant, la simplicité de ces indications essentielles s’est avérée trompeuse. Premier point, le rouleau est ancien et entièrement oxydé, ce qui rend sa lecture difficile. Les traducteurs sont souvent en désaccord. La grande majorité des indications parlent soit d’endroits non spécifiés, soit d’emplacements inconnus aux érudits modernes (qu’entendaient par exemple les auteurs du rouleau par « le mausolée de le reine »?). Les indication on un sens uniquement si on connaît déjà les lieux auxquels elles se réfèrent. jusque-là, nul n’a réussi à les décoder et à découvrir le trésor.

La question de qui a rédigé et caché le Rouleau est étroitement liée au débat quant à la réalité du trésor et à sa provenance.

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le paysage de Qumran, près de la mer Morte montrant les flanc montagneux criblés de grottes, comme celles  dans lesquelles on a retrouvé les manuscrits de la mer Morte.

Les manuscrits de la Mer morte ont été probablement cachés vers 70 pour les protéger des romains qui dévastaient le Judée pour étouffer la révolte juive. On suppose qu’ils sont liés à la communauté voisine de Qumran, souvent considéré comme formée d’Esséniens , secte juive mentionnée par les auteurs anciens comme Flavius Josèphe et Pline. Scan0019.jpgParmi d’autre possibilités, le rouleau a été caché par les autorités du Temple de Jérusalem , arrivées sur les bords de la mer Morte par des passages secrets censés passer sous le mont du temple qui  est un endroit sacré pour 3 grandes religions. Pour les juifs, ces le site du premier temple aujourd’hui détruit, pour les musulmans c’est ici que le prophète est monté au paradis et pour les chrétiens c’est ici que le tombeau du Christ se trouve . Le rouleau a aussi pu être mis en sécurité par les rebelles combattant les romains pendants la deuxième révolte juive (la rébellion de Barkochba) des années 132 à 135.

 

Il est certes peu probable que les Esséniens, petite secte ascétique, aient accumulé une fortune aussi considérable. S’ils étaient effectivement les auteurs du rouleau, il pourrait s’agir d’une sorte d’Allégorie. Le seul endroit d’Israël lié à la grande richesse était le temple de Jérusalem. Cela suggère que ces auteurs y étaient associés et que le trésor était constitué d’objets enlevés du temple pour les préserver des romains. Si c’est le bien le cas, le trésor inclut hypothétiquement des objets sacrés comme le pectoral d’Aaron et peut-être l’Arche d’Alliance.

Plusieurs fouillent dans les endroits mentionnés, n’ont aboutis à rien , aucun trésors n’a était retrouvé. Mais les lieux mentionnés ce sont trouvé être bien réels. Mais dans ce cas ou se trouve les richesses évoquées dans le texte ? Sans doute sont nombreux depuis 2000 ans à avoir pris leur part du trésor de manière fortuite.

Pourtant il existe une autre possibilité un court passage du rouleau de cuivre évoque un autre rouleau caché dans un tunnel au Nord d’une ville du nom de Colite il contient probablement d’autres indications sur l’emplacement d’un trésor du second temple mais la ville de Colite n’a hélas jamais était découverte.

 

 

Source: Les potins de l’histoire

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