Les études qui affirment qu’il n’existe aucun lien entre le glyphosate et l’apparition de cancers ont bien souvent été rédigées par Monsanto. (Wikimedia Commons )

Un lobby de la société Monsanto a créé des groupes de « faux agriculteurs » chargés de se prononcer en faveur du glyphosate, révèle la cellule d’investigation de Greenpeace et du quotidien britannique « The Independent ».

Pour que des « agriculteurs » disent du bien du glyphosate – cet herbicide présent dans le Roundup et classé cancérigène probable par le centre international de recherche sur le cancer –, la société Monsanto aurait créé, dans au moins sept pays, des groupes de faux professionnels.




« Mosanto a piloté de faux groupes de fermiers contre l’interdiction du glyphosate en Europe. C’est ce que révèle une enquête de la cellule d’investigation de Greenpeace et du quotidien britannique ‘The Independent’« , que RMC dévoile ce mercredi.

« Agriculture et Liberté », est le nom du groupe français de faux agriculteurs. Sur son compte Twitter, on peut lire : « Nous sommes un groupe d’agriculteurs français unis pour protéger notre mode de vie et nos moyens de subsistance ».




Mais ni ce compte Twitter ni le site internet, ne permettent de savoir qui sont les fondateurs de ce groupe, observe RMC. « Il est juste mentionné qu »Agriculture et Liberté’ est soutenu par une ‘coalition d’utilisateurs et de fabricants de produits agricoles’. Aucune trace d’un agriculteur parmi les fondateurs. Pourquoi ? Parce qu’en réalité, ce groupe a été créé par un lobby », accuse le site internet.

Des « alliés non-traditionnels »

C’est l’entreprise Red Flag Consulting, basée à Dublin et inscrite au registre de transparence de l’Union européenne, qui aurait organisé la supercherie, à la demande de Monsanto. L’entreprise qui a également pour client la British American Tobacco, aurait reçu entre 100.000 et 200.000 euros de Monsanto en 2017.

« Dans un document promotionnel, Red Flag se vante d’ailleurs d’avoir ‘récemment remporté la plus grande campagne de réglementation et d’affaires publiques de l’Union européenne’, grâce à des ‘alliés non-traditionnels’ afin de changer la position de cibles identifiées au sein du gouvernement français, mais aussi allemand, anglais, polonais, espagnol, néerlandais, italiens et roumains », précise RMC.

Selon Greenpeace, repris par RMC, « il fait peu de doute que Red Flag fait ici référence à la campagne contre l’interdiction du glyphosate ».

« Rétablir la vérité sur le glyphosate »

« Free to Farm » en Angleterre, « liberta di Coltivare » en Italie… Ces groupes de faux agriculteurs chargés d’offrir une bonne presse à Monsanto n’existent pas qu’en France. Tous sont basés sur le même modèle, explique RMC. Greenpeace a identifié leur présence dans au moins 33 foires agricoles.




« Agriculture et Liberté » a été notamment aperçu au dernier salon de l’agriculture. « Sur un stand, des hôtesses expliquaient qu’elles travaillaient pour un groupe d’agriculteurs. Aucune mention de Monsanto évidemment », assure RMC.

De leur côté, les responsables de Red Flag, contactés par RMC, affirment « n’avoir jamais prétendu être un groupe de fermiers » et « n’avoir exercé aucun lobbying » mais seulement « cherché à rétablir la vérité sur le glyphosate auprès d’agriculteurs qui ont ensuite fait entendre leur propre voix ».


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