Nos bactéries intestinales jouent un rôle dans notre faculté à bien vieillir

Une molécule produite par certaines de nos bactéries intestinales permet d’atténuer, chez des vers et des souris, la perte de mobilité et de fertilité due au vieillissement. Une nouvelle piste pour retarder les effets de l’âge ?

On savait déjà que le microbiote, ensemble des micro-organismes du corps, jouait un rôle essentiel pour la santé. Il interviendrait en plus dans notre processus de vieillissement. Une équipe de chercheurs de l’université d’Atlanta (Etats-Unis) a montré que l’indole, une molécule produite par certaines bactéries de notre flore intestinale, dont Escherichia coli, permettait de réduire certains inconvénients liés à l’âge (perte de mobilité, fertilité, résistance au stress, résistance aux infections bactériennes…).

Les scientifiques ont testé, sur des vers nématodes, l’effet de différentes souches d’Escherichia coli : une souche sécrétant de l’indole et une souche n’en sécrétant pas. Résultat : en vieillissant, l’indole entraîne une augmentation de 80 à 90 % de la mobilité des vers nématodes, et une augmentation de 100 à 120 % de leur période de fertilité. Des résultats similaires ont été obtenus chez la drosophile et la souris.

« Quand on vieillit, un déséquilibre se crée dans notre microbiote, explique Daniel Kalman, microbiologiste à l’université d’Emory (Etats-Unis). Il y a moins d’espèces présentes dans notre flore intestinale, par conséquent la production d’indole diminue. » Restaurer la flore intestinale pourrait ainsi être une piste pour retarder les effets du vieillissement.

 

Source: science et vie.

Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.