Le nuage radioactif qui a survolé la France début octobre venait bien de la Russie. Une agence météorologique russe a confirmé qu’une concentration très élevée de ruthénium-106 avait été détectée fin septembre dans le sud de l’Oural, la région suspectée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) comme étant à l’origine de la fuite.

 

 

Cinquante jours après, la Russie reconnaît finalement qu’une concentration « extrêmement élevée » de ruthénium-106 a été détectée entre le 25 septembre et le 1er octobre sur son territoire. Plusieurs réseaux européens de surveillance avaient signalé une présence suspecte de ce radionucléide issu de l’industrie nucléaire sur leur territoire. Une étude de 368 mesures issues de 28 pays européens avait conclu que l’origine de cette fuite devait se situer en Russie, « entre la Volga et l’Oural ».
Selon l’agence météorologique russe Rosguidromet, la concentration la plus élevée a été enregistrée à Arguaïach, un village du sud de l’Oural situé à 30 kilomètres du complexe nucléaire Maïak, excédant de 986 fois les taux enregistrés le mois précédent.
Le ruthénium-106 a ensuite été détecté au Tatarstan puis dans le sud de la Russie, avant qu’il ne se fixe à partir du 29 septembre dans tous les pays européens, à partir de l’Italie et vers le nord de l’Europe. Des traces du nuage toxique ont même atteint le Sud-Est de la France le 2 octobre. Suivez sur la carte ci-dessous la trajectoire de ce très volatil élément chimique radioactif.

Aucun risque pour la santé

Les agences de sûreté européennes se veulent rassurantes. La Suisse a enregistré une quantité maximum de 1900 micro-Bq/m3. C’est 350 fois inférieur à la limite d’émissions dans l’air fixée pour ce radionucléide dans l’Ordonnance sur la radioprotection. La quantité en France était 38 fois inférieure à celle de la Suisse. Il n’y a par conséquent aucun risque pour la santé de la population française ou suisse.

De plus, « parmi les produits de fission, le ruthénium-106 fait partie de ceux les moins disponibles pour l’absorption par les plantes », garantit l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français.

Le ruthénium n’étant pas un analogue d’un élément biologique essentiel, son absorption par les plantes est faible et les productions animales (lait, viande) ne sont alors que très faiblement contaminées. […] D’après les estimations de l’IRSN pour cet événement, seuls les champignons cueillis dans une zone de 40 kilomètres autour du site ayant rejeté du ruthénium sont susceptibles de présenter une contamination supérieure aux normes européennes.

Source : BFMTV

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