« Ces images nous dérangent, elles portent en elles une violence incroyable. C’est justement pour cela qu’elles ont été cachées, notamment par les colonisateurs qui depuis la fin des empires ne veulent surtout pas dévoiler ce qu’a aussi été l’édifice colonial. » (Coll. Olivier Auger, archives d’Eros, coll. groupe de recherche Achac)

 


Montrer les «objets du délit». Tel est le fort parti pris adopté par un collectif de 97 chercheurs, historiens, anthropologues, sociologues, pour raconter ce qu’il faut bien appeler un système de prédation sexuelle à échelle mondiale dans les territoires colonisés ou esclavagisés.


Par l’accumulation des images sidérantes de corps exotisés, érotisés, chosifiés, «Sexe, race et colonies», qui sort ce jeudi 27 septembre aux éditions La Découverte, vient jeter une lumière crue sur un pan occulté de l’histoire des empires coloniaux, véritables «empires du vice» où la domination des corps va de pair avec la conquête des terres.


Quarante ans après la parution de «l’Orientalisme» d’Edward Said qui avait levé la part des fantasmes contenus dans les représentations de l’Occident sur l’Autre colonisé, cette somme en tout point spectaculaire riche de textes musclés vient aussi continuer le travail de déconstruction des imaginaires forgés par six siècles de violence inouïe mêlée de fascination trouble. Dans la postface du livre, l’écrivaine Leïla Slimani affirme: «On ne devrait pas pouvoir parler du voile, de Trump, du tourisme sexuel dans les pays du Sud, du “grand remplacement”, des violences policières à l’égard des Noirs, des migrants ou du Nouvel An 2015 à Cologne sans avoir lu le texte qui précède.»


 
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