Une affaire de cannibalisme secoue l’Afrique du Sud

Cinq personnes suspectées de cannibalisme ont comparu lundi matin brièvement devant le tribunal d’Escourt, dans la province du Kwazulu Natal, dans l’est du pays. La juge a confirmé leur maintien en détention et a fixé la prochaine audience au 28 septembre 2017 pour laisser le temps aux policiers de compléter l’enquête.

Les 5 hommes sont accusés d’avoir tué, démembré et pour certains manger des membres et des organes humains. Deux des suspects disaient être des guérisseurs traditionnels. Ils auraient affirmé aux personnes qui seraient venus les voir que manger de la chair humaine rendrait plus fort.

La police affirme qu’il pourrait y avoir d’autres arrestations et craint que les 5 suspects fasse partie d’un plus grand réseau organisé, opérant dans toute la province. Les membres de cette famille vivent dans la peur et attendent les résultats des tests ADN de la police.

Selon un conseilleur municipal, Mthembeni Majola d’Estcourt, le corps de Zanele, une jeune femme qui avait fin disparu fin juillet, a été retrouvé décapité il y a quelques jours.  » Ses meurtriers avait coupé sa tête, sa poitrine, l’une de ses mains et ses deux jambes. Ses entrailles avaient été ouvertes et il manquait le cœur et le foie, a-t-il confié à la BBC.

« Depuis que j’ai vu son corps, je n’arrive plus à dormir la nuit. Ça me hante. » C’est ici que la police a retrouvé des membres et des organes humains. C’est l’homme qui vivait ici qui s’est rendu à la police en assurant en avoir assez de manger de la chair humaine, montrant une main et une jambe aux inspecteurs qui l’interrogeaient.

« Nous ne sommes pas du KFC »

Pendant ce temps à l’extérieur, des centaines d’habitants étaient venus manifester. Les habitants d’Estcourt, dans la province du Kwazulu-Natal affirment ne plus oser sortir la nuit, même pour chercher de l’eau.

C’est toute une communauté qui est en colère et sous le choc. Sur les pancartes, on peut lire « non au cannibalisme » ou « Nous ne sommes pas des fast-foods ». D’autres manifestants demandent à ce que les suspects soient libérés pour qu’ils puissent faire justice eux-mêmes. Ils disent ne pas avoir confiance en la police et la justice et souhaitent voir mourir les suspects.

Le cannibalisme n’est pas un crime selon la loi sud-africaine. Les cinq suspects arrêtés sont donc poursuivis pour meurtre, tentative de meurtre et pour possession de membres et organes humains.

 

Source: SeneNews

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